Sous le nom de  Doracor officie en fait un talentueux multi-instrumentiste italien du nom de Corrado Sardella. Que ceux qui se méfient de ces petits surdoués qui font tout eux-même soient rassurés, la qualité est au rendez-vous. Même si on ne peut éviter (à certains moments) une certaine froideur de la section rythmique (qoique très bien maîtrisée)ce petit défaut est très largement compensé par un réel talent pour la composition et pour la mélodie. On passe allégrement du symphonique au progressif sans jamais s'ennuyer. Les parties de clavier sont particulièrement réussies, faisant tout à tour nappantes ou virevoltantes. Entièrement instrumentale, la musique puise ses sources dans les grands classiques des années 70 (Genesis, seconde période) et 80 (Marillion, première période). Le long morceau The Castle  est particulièrement réussi et vous avez définitivement oublié le multi-instrumentiste, tellement vous avez l'impression d'entendre un groupe. Je parie que si vous lui demandez de citer son joueur de clavier préféré, notre ami italien vous citerai  Tony Banks. Un peu à l'instar d'un Motoi sakuraba ou d'un Hayashi Katsuhiko, il arrive à nous délivrer une superbe oeuvrecohérente qui ravira tous les fans de musique symphonique progressive et particulièrement les amateurs des références précitées.

Dr. Prog