Doracor, pseudonyme (et anagramme) désignant le multi-instrumentiste Corrado Sardella, publiait l'an passé un premier opus offrant de bonne qualités mélodiques. L'inclusion d'un solo de guitare dans "Segni Premonitori" était une idée intéressante qu'il aurait fallu développer, la musique de Doracor demeurant quasi exclusivement une création pour synthétiseurs. Evoquant par instants le lyrisme des japonais de Ashule ou l'ambition d'un Fonia, la musique de  Doracor gagnerait à être entendue dans le contexte d'un vrai groupe, une formule qui permettrait le développement optimum du réel potentiel musical de  Sardella, notamment au niveau rythmique. Pou l'heure, puisque sa qualité musicale intrinsèque n'est pas en cause, les amateurs de musique instrumentale mélodique pourraient y trouver leur compte, les autres devront attendre que l'instrumentation de Doracor en un mot s'humanise.

Didier Gonzalez