S'il était seul sur son premier album, The Long Pathway, le multi-instrumentiste Corrado Sardella s'est adjoint cette fois les service d'un chanteur, Emanuele "Toti" Pinto pour trois titres et d'un guitariste, Massimo Farina, sur un autre. Autant dire, pour faire plaisir... Car, une fois de plus, son travail atteint au sublime, pour un homme seul, s'entend! C'est simple, efficace, rempli de références au jeu de Genesis et celui de Tony Banks  en particulier et ça ne manque pas de ce jus vitaminé qui dégouline de nombreuses formations progressives des nineties. Une union heureuse qui possède la saveur inimitable des sensations italiennes. Sardella  se promenant d'un air à l'autre, jouant de ses multiples sunthés avec jubilation et une réelle malice dans les accords, passant d'un rondo capricieux à une plage symphonique richissime sans le moindre remords. L'aisance qu'il obtient de ses batterie et basse synthétiques montre qu'on peut faire du joli travail sans se retourner vers le passé analogique des meilleurs groupes du mouvement. Comme un bon champagne, ce second disque de Doracor pétille, guilleret et entrainant pour une fête auditive de tous les instants. Une confirmation souriante d'un potentiel évident...

Bruno Versmisse